Le Service de vol de swisstopo 1926-2026
Un Autrichien survole le Belpberg
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’Office fédéral de topographie s’initie à la photographie aérienne. Il demande à des spécialistes étrangers de lui prêter main forte : l’ingénieur autrichien Gustav Kammerer survole le Belpberg à bord d’un ballon captif appartenant à l’Armée suisse. Mais les photos aériennes sont de mauvaise qualité, donc inexploitables pour la cartographie.
Une réussite grâce aux appareils de pointe
Lors de prises de vue au-dessus de Wangen, près de Dübendorf, le Service topographique teste le potentiel des photos aériennes stéréoscopiques en 1923 et en 1924. Contrairement à 1913, le Service utilise un avion et non un ballon captif ; les photos sont prises à l’aide de chambres de prise de vue aérienne de fabrication allemande. Les clichés ainsi obtenus offrent des « résultats étonnamment fiables et précis », comme le souligne le directeur du Service topographique Hans von Steiger en 1928.
Vols au-dessus de la Thurgovie
Les photos aériennes conviennent-elles vraiment à la mise à jour des cartes ? Pour le découvrir, des observateurs des troupes d’aviation survolent la Thurgovie et les zones avoisinantes, en 1925. Puis, les topographes comparent les photos aériennes à la carte Siegfried. Les prises de vue aident à repérer les changements, tels que les nouveaux bâtiments ou rues, ce qui permet d’accélérer considérablement la mise à jour des cartes.
Travail de pionnier dans le canton de Glaris
Le géomètre saint-gallois Rudolf Bosshardt fournit la preuve que les photos aériennes sont précieuses pour le registre foncier. Mandaté par la Direction fédérale des mensurations cadastrales, il convertit, en 1925, les photos aériennes prises au-dessus des communes de Bilten et de Niederurnen, dans le canton de Glaris, en un plan cadastral. Il s’agit du premier plan cadastral de Suisse qui s’appuie sur des photos aériennes.
Achat des premiers appareils photographiques
Le Service topographique achète deux chambres de prise de vue aérienne, l’une de l’entreprise Heyde et l’autre de la marque Zeiss. Or, l’acquisition de deux autres appareils photographiques, de ces deux fabricants allemands, est stoppée car l'État doit faire des économies.
Le Service de vol du Service topographique
Le Service topographique crée son propre service de vol. Son quartier général est l’aérodrome militaire de Thoune où le Service installe son propre hangar. La principale mission du Service de vol est de fournir des photos aériennes pour aider à la mise à jour de la carte Siegfried.
Le premier binôme : Markus Burkhard et Hans Hugi
Le Service topographique engage un pilote, Markus Burkhard et un photographe de bord (observateur), Hans Hugi. À l’époque, ces pionniers de la photographie aérienne devaient être à la fois ingénieurs, photographes et aviateurs professionnels. Le parcours professionnel de Hans Hugi coche toutes les cases : après son diplôme d’ingénieur en construction obtenu à l’EPF de Zurich en 1923, il rejoint l’École des observateurs de la troupe d’aviation de Dübendorf dont il sort diplômé en 1925.
Zepp et Häfeli : les appareils de la troupe d’aviation
Au cours des premières années, l’équipe aérienne du Service topographique est à bord d’avions appartenant à la troupe d’aviation. Il s’agit, en première ligne, d’appareils du type Zepp C-II sorties des usines bavaroises et d’avions DH-5 du constructeur suisse Häfeli. Mais cette situation est loin d’être idéale : les appareils Zepp commençent à devenir obsolètes et les avions Häfeli ne conviennent guère aux besoins de la mensuration.
Achat du premier appareil photographique Wild
Le Service topographique achète la chambre de prise de vue aérienne Wild n° 1 du fabricant suisse Wild Heerbrugg. L’acquisition avortée des deux chambres de prise de vue aérienne allemandes en 1926 est une véritable aubaine pour la place économique suisse. Wild Heerbrugg deviendra, en effet, au cours des décennies suivantes, le fournisseur principal d’appareils photographiques du Service topographique.
Un vol d’entraînement aux conséquences funestes
En octobre 1927, Hans Hugi perd la vie, près de Thoune, au cours d’un vol d’entraînement militaire. Lors de son oraison funéraire, le directeur du Service topographique, Hans von Steiger souligne « la réalisation exemplaire des prises de vue aériennes » de H. Hugi qui a contribué au développement de la nouvelle méthode de mensuration en Suisse.
Répartition des tâches au lieu d’un travail à double
Le Service topographique et la Direction fédérale des mensurations cadastrales se partagent la région alpine afin d’éviter les doublons. Dans les régions de montagne habitées ou exploitées, la Direction fédérale des mensurations cadastrales veut créer des plans du registre foncier au moyen de photos aériennes. Le Service topographique réalise des mensurations dans chaque zone alpine où aucun registre foncier n’a été prévu. Pour y parvenir, il a principalement recours à la photogrammétrie terrestre, c’est-à-dire aux relevés au sol.
Service de vol de la Direction fédérale des mensurations cadastrales
La Direction fédérale des mensurations cadastrales obtient son propre service de vol. Le pilote Carl Wipfli et l’observateur Ulrich Frischknecht continuent à survoler la Suisse et deviennent un duo de choc. Le quartier général du Service de vol de la Direction fédérale des mensurations cadastrales se situe à l’aérodrome de Dübendorf.
Messerschmitt M18c
En septembre 1929, le Service de vol de la Direction fédérale des mensurations cadastrales met en service son premier propre avion, un Messerschmitt M18c. Cet appareil monomoteur, fabriqué à Augsbourg en Bavière, convient parfaitement aux vols de mensuration : en effet, le M18c est facilement manœuvrable, il peut vite prendre de l’altitude, et le plancher ne vibre que très peu en vol.
Vue plongeante sur le Rhône et la Viège
Le Service de vol du Service topographique réalise ses premiers vols d’observation de l’environnement. Il se concentre sur les lits du Rhône et de la Viège près de la commune éponyme. Le fleuve et son affluent débordent souvent de leur lit, le canton du Valais souhaite réaliser des travaux d’aménagement fluvial. Les photos aériennes du Service topographique fournissent des données précieuses sur le niveau des cours d’eau et aident ainsi à mieux planifier l’aménagement.
Le Rhin documenté
Au moyen de photos aériennes datant de 1931, le Service topographique crée un plan photographique du lit du Rhin dans le canton de Schaffhouse. Le plan photographique montre les spécificités du paysage avant la construction des centrales de Rheinau et de Schaffhouse.
Nouveau personnel pour la carte nationale
L’observateur Gustav Baldinger vient rejoindre l’équipe aérienne du Service topographique. La décision d’augmenter les effectifs est prise en perspective de la création de la carte nationale : la nouvelle cartographie de la Suisse devra reposer massivement sur des photos aériennes. En réalité, les photos aériennes ne constitueront une base essentielle de la carte nationale qu’à partir de 1950.
La double chambre métrique Zeiss
La Direction fédérale des mensurations cadastrales fait l’acquisition de la double chambre métrique 21 du fabricant Zeiss. Elle tient son nom de sa combinaison de deux caméras. Elle est capable, lors d’un seul déclenchement, de produire une paire de photos aériennes. La double chambre métrique 21 utilise une pellicule photographique comme support d’images. Cette technique se démarque donc de celle utilisée, à la même époque, par le Service topographique qui mise sur des clichés individuels et des plaques de verre.
Des avions bavarois, produits à Thoune
Les Ateliers fédéraux de construction de Thoune construisent deux avions Messerschmitt du type M18d. La Direction fédérale des mensurations cadastrales et le Service topographique reçoivent chacun un appareil. Un accord de licence autorise la construction des avions dans l’Oberland bernois au lieu de la Bavière. Cette démarche permet de sauvegarder des emplois absolument nécessaires à Thoune en ces temps de crise économique.
13 décollages depuis Avenches : les aérodromes secondaires
Selon la mission à accomplir, d’autres aérodromes que ceux de Dübendorf ou de Thoune sont nécessaires. L’équipe aérienne du Service topographique décolle, à titre d’exemples, 13 fois d’Avenches en 1941. L’objectif est d’aider, au moyen de photos aériennes, à la construction d’ouvrages de fortification près de la frontière nationale.
Un avion nommé Ville de Lausanne
La Seconde Guerre mondiale entraîne une hausse des besoins en photos aériennes même en Suisse. Pour augmenter les capacités du Service de vol, le Département militaire réquisitionne donc un avion du type AC-11 pour le Service topographique. L’appareil, conçu par le constructeur d’avions suisse Alfred Comte, était jusqu’ici utilisé par la ville de Lausanne.
Accident mortel dans la vallée du Rhin
L’observateur Gustav Baldinger perd la vie lors d’un vol photogrammétrique. Lorsque l’avion part en vrille au-dessus de la vallée saint-galloise du Rhin, G. Baldinger décide de sauter, pensant ainsi pouvoir sauver sa vie. Mais à l’ouverture du parachute, il passe au travers de celui-ci et s’écrase au sol sans que sa chute ne soit ralentie. Coup du sort : le pilote Max Brenneisen parvient finalement à stabiliser l’avion et à atterrir sans encombre.
Chambre de prise de vue aérienne Alos
Le Service topographique fait l’acquisition, auprès de l’entreprise zurichoise Alos, d’un appareil photo portatif pour pellicules en rouleau de 6x6 cm. Les observateurs s’en servent pour photographier à travers les hublots latéraux de l’avion-photographe. Les prises de vues stéréoscopiques obliques aident les cartographes à représenter les formations rocheuses – un des atouts des cartes suisses.
Vols aériens américains
Pour une fois, ce ne sont plus des autochtones qui parcourent le ciel suisse mais des observateurs américains. En l’espace d’un an seulement, ils parviennent à photographier l’intégralité du territoire suisse vu du ciel. La Confédération a autorisé ces vols aériens notamment pour en tirer profit : en effet le Service topographique reçoit, en échange, des négatifs du « Photoatlas 46 » et utilise les prises de vue pour mettre à jour ses propres cartes.
Un œil sur les glaciers
En réponse à la suggestion du glaciologue Robert Haefeli, les services de vol de la Direction fédérale des mensurations cadastrales et du Service topographique entament une surveillance photographique systématique des glaciers. L’objectif est, déjà à l’époque, d’étudier le recul de ces géants de glace. Andreas Bauder, collaborateur scientifique à l’EPF de Zurich et auprès du réseau des relevés glaciologiques suisse (GLAMOS), souligne, dans la vidéo, la valeur des photos aériennes historiques pour l’étude des glaciers.
Adieu, Thoune !
Depuis sa création en 1926, le Service de vol du Service topographique utilise l’aérodrome de Thoune comme quartier général. Ce chapitre se clôt au bout de 22 ans et le Service déménage à l’aérodrome de Dübendorf. Le changement de site s’inscrit dans un mouvement de plus grande ampleur : en effet, l’intégralité de l’armée de l’air quittera le site de Thoune d’ici fin 1955.
Trois avions militaires entament une nouvelle carrière
Entre 1948 et 1952, le Service topographique acquiert trois avions du type Beechcraft C-45F. Ils sont destinés à remplacer les appareils Messerschmitt M18d devenus obsolètes. Les avions bimoteurs Beechcraft sont d’anciens appareils militaires produits en masse aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. À la fin des hostilités, l’armée américaine les revend à des prix intéressants.
Première chambre automatique de prise de vue en série
La chambre de prise de vue aérienne RC5 de Wild Heerbrugg marque un tournant dans l’histoire de la photographie aérienne suisse. Contrairement aux modèles précédents, elle prend des photos aériennes automatiquement, à des intervalles prédéfinis. À vitesse de vol constante, elle se charge elle-même d’assurer un chevauchement suffisant des clichés – une condition indispensable pour la stéréophotogrammétrie. En 1950, le Service topographique fait l’acquisition d’une RC5, facilitant ainsi le travail des observateurs.
Avancée technologique dans la Léventine
Les travaux pour l’élaboration du plan du registre foncier 1:1000 de la commune de Calonico débutent. Grande nouveauté : des photos aériennes sont également utilisées pour les travaux alors que, jusqu’ici, la photogrammétrie n’est autorisée, en mensuration cadastrale, que pour des plans de petite échelle (1:5000 et 1:10 000). Les essais à Calonico sont concluants, élargissant ainsi le champ d’application des photos aériennes.
Un hiver à avalanches
Les pays alpins connaissent un hiver marqué par des avalanches dévastatrices. Le Service de vol du Service topographique aide à mieux surmonter les catastrophes grâce à des photos aériennes. Mais sa contribution ne se résume pas à cela : le Beechcraft C-45F s’avérant bien adapté, l’équipe aérienne participe également aux opérations de sauvetage. Pendant plusieurs jours, elle ravitaille Samnaun, totalement coupée du monde extérieur ; à Saas-Fee, le Service de vol largue le courrier, et d’autres localités bénéficient elles aussi de cette aide venue des airs.
Chambre RC7
La Direction fédérale des mensurations cadastrales acquiert une chambre automatique de prise de vue en série du type RC7. Tout comme le modèle à pellicule RC5 du Service topographique, la RC7 provient également de la maison Wild Heerbrugg. Toutefois, elle utilise comme support d’image des plaques de verre au format 15x15 cm. Pour la précision requise pour les mensurations cadastrales, le verre convient mieux puisque, contrairement aux pellicules photos, il conserve sa forme même en cas de variations de température.
Percival Prince P54
La Direction fédérale des mensurations cadastrales remplace ses avions Messerschmitt par un appareil britannique. Le bimoteur Percival Prince P54 se distingue notamment par son nez vitré et ses larges hublots latéraux. La vue panoramique facilite le vol dans les vallées et à proximité des parois rocheuses, ce qui est souvent nécessaire lors des missions réalisées pour le registre foncier.
Accident aérien au Galmihorn
Lors d’un vol pour l’Office de l’air, Max Brenneisen s’écrase, en février 1952, sur le Galmihorn, dans le canton du Valais. Lui, ainsi que trois autres personnes, perdent la vie lors de cet accident. M. Brenneisen était employé au Service de vol de l’Office fédéral de topographie depuis 1938. Après le décès de l’observateur G. Baldinger (1944) et du pilote Gottlieb Imhof (1948), l’observateur Oswald Loderer et Max Brenneisen ont également marqué l’histoire du Service de vol.
La troupe d’aviation prend la relève
Le Département militaire fédéral décide de charger la troupe d’aviation de la réalisation des vols photogrammétriques du Service topographique. Le Service de vol arrête alors d’embaucher ses propres observateurs et pilotes, mais il reste responsable de la planification des vols, de l’avion-photographe et de la chambre de prise de vue aérienne. Le Service de vol de la Direction fédérale des mensurations cadastrales n’est pas concerné par ce changement ; il reste en place avec ses propres pilotes et observateurs.
Catastrophe aérienne dans la Haute-Engadine
Peu après son décollage à Samedan, le Percival Prince de la Direction fédérale des mensurations cadastrales perd soudain de l’altitude et s’écrase au sol. L’observateur Ulrich Frischknecht trouve la mort alors que le pilote Carl Wipfli survit, mais il est gravement blessé. La Direction fédérale des mensurations cadastrales perd, lors de cette catastrophe, l’ensemble de son équipe aérienne expérimentée ainsi que son avion, acquis cinq ans auparavant.
Un avion néerlandais prête main forte
La Direction fédérale des mensurations cadastrales affrète un avion néerlandais du type Koolhoven F.K.50. Elle compense ainsi la perte du Percival Prince P54 jusqu’à ce qu’un substitut durable puisse être trouvé. Certes, le Service de vol de la Direction fédérale des mensurations cadastrales peut aussi faire appel au Beechcraft C-45F du Service topographique, mais ce type d’avion est inapproprié pour les vols dans les vallées étroites.
Twin Pioneer
L’avion Twin Pioneer du fabricant Scottish Aviation remplace le modèle Percival Prince P54 qui s’est écrasé deux ans auparavant. Une recommandation faite par le Bureau fédéral autrichien de métrologie et de topographie a aidé la Direction fédérale des mensurations cadastrales dans ses recherches pour trouver un avion adapté.
Grand Commander
Les appareils du type Beechcraft C-45F sont retirés du service après près de vingt ans. Le Service topographique se sert désormais d’un Grand Commander 680 FL. Il s’agit à nouveau d’un avion américain.
Introduction du cycle de six ans
Le Service topographique introduit le concept d’un cycle de six ans pour ses vols. Cela signifie que le Service de vol repère, au moyen des photos aériennes, un sixième de la Suisse en une année. Cette nouvelle méthode permet de mettre à jour les cartes nationales tous les six ans.
Twin Otter
La Direction fédérale des mensurations cadastrales remplace son Twin Pioneer par un Twin Otter du constructeur De Havilland Canada. L’avion bien maniable est idéal pour les vols dans les vallées étroites. Pour économiser des frais, le Groupement de l’armement assure lui-même le convoyage de l’appareil, de Toronto vers la Suisse. Il est obligé pour cela de faire quatre escales (Canada, Groenland, Islande et Écosse).
Examen des forêts
Le programme de recherche Sanasilva est lancé pour étudier l’état des forêts. À partir de 1984, la Direction fédérale des mensurations cadastrales cartographie une grande partie de la Suisse, au moyen de prises de vue aériennes par infrarouge, apportant ainsi une contribution importante. Sur ces photographies, les parties de plantes malades ou mortes apparaissent d’une autre couleur que les éléments sains. Dans la vidéo, Christian Ginzler, directeur du groupe de recherche en télédétection de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL, explique le rôle que jouent aujourd’hui les données de swisstopo pour la surveillance de l’environnement.
Service de coordination pour les prises de vue aériennes
Dans les années 80, les photos aériennes sont utilisées de plus en plus fréquemment pour soutenir la recherche et le développement. La Direction fédérale des mensurations cadastrales crée, par conséquent, le service de coordination pour les prises de vue aériennes (SCPVA), en 1992. À l’exception des prises de vues du Service topographique dans le cadre de la mise à jour des cartes, elle coordonne la production de l’ensemble des photographies aériennes réalisées par les services fédéraux et les regroupe dans un système d’information numérique. Dans cette vidéo, l’ancien responsable du Service de vol de swisstopo, Hanspeter Gautschi, se remémore la création du SCPVA.
Super King Air 350C
Le Service topographique remplace son Grand Commander, âgé de 26 ans, par un Beechcraft Super King Air 350C. Grâce à la cabine pressurisée, l’équipage du Super King Air peut voyager sans casque ni oxygène artificiel à une altitude pouvant atteindre 10 600 mètres. Christian Lucek, observateur des Forces aériennes, explique, dans la vidéo, quels changements le nouvel avion a apportés pour le quotidien professionnel.
Super King Air 350C
Le Service topographique remplace son Grand Commander, âgé de 26 ans, par un Beechcraft Super King Air 350C. Grâce à la cabine pressurisée, l’équipage du Super King Air peut voyager sans casque ni oxygène artificiel à une altitude pouvant atteindre 10 600 mètres. Christian Lucek, observateur des Forces aériennes, explique, dans la vidéo, quels changements le nouvel avion a apportés pour le quotidien professionnel.
Vols à l’étranger
Le Super King Air 350C survole le Kirghizistan, sur mandat du Secrétariat d’État à l’économie. À bord de l’appareil se trouvent des pilotes et des observateurs du Service de reconnaissance aérienne de l’armée suisse. Leurs photos aériennes sont destinées à la création d’un plan du registre foncier, base essentielle pour l’introduction d’une économie de marché dans l’ancienne république soviétique. Christian Lucek, observateur des Forces aériennes, se souvient de cette époque.
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La Suisse vue du ciel – désormais en couleur
Le Service de vol du Service topographique change la totalité de ses pellicules en noir et blanc contre du film couleur. Les photos en couleur peuvent être notamment admirées via le nouveau produit Swissimage. Cette mosaïque numérique d’orthophotos, qui montre l’ensemble du pays vu du ciel, est fabriquée à partir de 1998. Pour créer Swissimage, les photos aériennes prises sous forme analogique sont scannées et retouchées de manière numérique.
Interventions hivernales
De nombreuses avalanches se succèdent dans les Alpes suisses. Le Service topographique, la Direction fédérale des mensurations cadastrales et l’entreprise Swissphoto réalisent 3000 prises de vue verticales et 400 prises obliques des zones sinistrées. Les photos aériennes soutiennent la gestion de l’urgence et servent de base à la planification de nouveaux ouvrages de protection contre les avalanches. Dans la vidéo, Hanspeter Gautschi, ancien directeur du Service de vol de swisstopo, évoque l’influence de ce type d’interventions environnementales sur le travail du Service de vol.
Deux services de vol rassemblés
La Direction fédérale des mensurations cadastrales rejoint le Service topographique. Désormais, les deux Services de vol partagent leurs ressources, y compris leurs avions et caméras. Le personnel du nouveau Service de vol fusionné provient, dans son intégralité, de la Direction fédérale des mensurations cadastrales, car le Service topographique ne disposait plus de ses propres pilotes et observateurs depuis 1954.
La première caméra aérienne numérique
Le Service de vol de swisstopo fait l’acquisition d’une ADS40 de Leica Geosystems (anciennement Wild Heerbrugg). Il s’agit de la première caméra aérienne numérique de l’Office fédéral. Au lieu de clichés individuels, elle produit des bandes d’images aériennes à l’aide de son capteur linéaire. Mais l’ère analogique n’a pas encore dit son dernier mot : afin de tenir compte des besoins des clients, le Service de vol réalise encore, jusqu’en 2010, des photos aériennes sur pellicule photo, avec l’appareil RC30. Hanspeter Gautschi, ancien responsable du Service de vol swisstopo, et Gerhard Gugger, ancien pilote des Forces aériennes, montrent, dans la vidéo, comment la numérisation a changé le travail à bord.
Introduction du cycle de trois ans
Swisstopo passe à un cycle de trois ans pour ses vols photogrammétriques. Désormais, un tiers du pays est représenté, chaque année, par des photos aériennes. Ce nouveau cycle permet d’améliorer l’actualité des données spatiales et de la carte nationale.
Essais avec de petits drones
Swisstopo commence à tester des drones de petite taille pour la prise de photos aériennes. Les tests indiquent que ceux-ci conviennent aux tâches sur de petites surfaces. Mais les drones s’avèrent inefficaces par rapport à d’autres moyens, tels que les avions, les satellites ou les hélicoptères. En conséquence swisstopo arrête d’utiliser des drones en 2023.
Meilleure résolution au sol
Le nouveau capteur ADS100 permet d’améliorer sensiblement la résolution au sol des photos aériennes de swisstopo. En plaine, un pixel équivaut à 10x10 cm dans la réalité alors que dans les Alpes, il correspond à 25x25 cm.
Nouvelle planification des vols le long des frontières cantonales
La répartition de la Suisse en zones à survoler chaque année est adaptée. Elle ne suit plus la logique des feuilles de cartes à mettre à jour, mais se concentre désormais sur les frontières cantonales. Les données photographiques aériennes disponibles sont ainsi plus homogènes pour les cantons. Elles sont réalisées, pour la totalité du canton, durant une seule et même année.
Rapid Mapping depuis un hélicoptère
Grâce à un accord datant de 2015, le Service de vol de swisstopo peut également utiliser l’hélicoptère de la police cantonale de Zurich. L’appareil effectue sa première mission de Rapid Mapping après les éboulements de Bondo en 2017 : swisstopo apporte son aide à la gestion de la catastrophe, notamment grâce à des photos aériennes prises depuis l’hélicoptère. Sabine Brodhag, cheffe de la section Gestion des risques de l’OFEV, explique ce que recouvre l’expression Rapid Mapping.
Modernisation du Twin Otter
Le Twin Otter est utilisé pour mesurer la Suisse depuis 1976. En 2020/2021, il fait l’objet d’une modernisation complète avec l’installation d’un système électronique d’instruments de vol (Electronic Flight Instrument System), autrement dit d’un « glass cockpit ».
Priorité « feu bleu »
Afin que l’équipe aérienne puisse réaliser le plus rapidement possible des photos aériennes des zones sinistrées, swisstopo bénéficie d’une priorité d’intervention dans l’espace aérien pour les missions de Rapid Mapping. Cela simplifie considérablement la planification et la réalisation des vols en cas de catastrophes. La première intervention avec priorité « feu bleu » a lieu en août 2022, pour l’observation de l’épisode extrême de sécheresse en Suisse occidentale.
Tout dans une appli
Désormais, les opérateurs sont accompagnés d’un copilote numérique : l’application Flight Report (FRAPP). Durant le vol, elle fournit des informations pertinentes tels que les missions de vol, les zones interdites et le matériel cartographique. En parallèle, elle consigne la trajectoire de vol, les heures de décollage et d’atterrissage ainsi que la localisation de facteurs perturbateurs, comme les nuages, et fait office d’interface intelligente entre la caméra et la base de données des photographies aériennes.
Intervention dans le val Mesolcina
Suite à de fortes intempéries, des inondations et des écroulements, le Service de vol de swisstopo survole le val Mesolcina. Dans la vidéo, Sabine Brodhag, la cheffe de la section Gestion des risques de l’OFEV et Simon Hagmayer, opérateur de mensuration au Service de vol de swisstopo, racontent comment ils ont vécu ces heures éprouvantes.
Retour aux clichés individuels
Swisstopo met en service deux capteurs d’imagerie aérienne. La DMC-4-S de Leica Geosystems crée des clichés numériques individuels – l’ère des bandes d’images aériennes s’achève ainsi au bout de 22 ans chez swisstopo. La résolution au sol dans les Alpes passe de 25x25 cm à 20x20 cm par pixel. De plus, le nouveau capteur d’imagerie aérienne permet de produire des orthophotos vraies (True Orthophotos).
Un vol de mensuration en 2026
Comme au début du Service de vol, un vol de mensuration exige, encore en 2026, un important savoir-faire requérant différentes aptitudes. Dans la vidéo, Michaël Fürstenberg, pilote des Forces aériennes, Sebastian Dübendorfer, mécanicien de bord des Forces aériennes, et Simon Hagmayer, opérateur de mensuration au Service de vol de swisstopo expliquent leur processus de travail.
Le service de vol de swisstopo fête ses 100 ans
Même centenaire, le Service de vol de swisstopo occupe toujours une place importante. Swisstopo relate son passé et son présent dans la publication richement illustrée, intitulée « Photographes en plein ciel. Le Service de vol de swisstopo 1926–2026 ».
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